Les émotions « Pourquoi nous agissons ? »
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Les émotions « Pourquoi nous agissons ? »

✩ Pour l’essentiel, toutes les émotions sont des incitations à l’action; ce sont des plans instantanés pour faire face à l’existence que l’évolution a instillés en nous. D’ailleurs, le terme « émotion » se compose du verbe latin motere, voulant dire « mouvoir », et du préfixe é, qui indique un mouvement vers l’extérieur, cette étymologie suggère bien une tendance à agir. ♡

✩ Le fait que les émotions incitent à l’action est particulièrement clair quand on observe des animaux ou des enfants. C’est uniquement chez l’adulte « civilisé » que l’on rencontre la plus grande anomalie du règne animal : des émotions coupées des réactions qu’elles devraient entraîner. ♡

Dans notre répertoire d’émotions, chacune joue un rôle spécifique :

La colère :

✩ Fait affluer le sang vers les mains, ce qui permet à l’individu de s’emparer plus prestement d’une arme ou de frapper un ennemi, et une sécrétion massive d’hormones comme l’adrénaline libère l’énergie nécessaire à une action vigoureuse. ♡

La peur :

✩ Dirige le sang vers les muscles qui commandent le mouvement du corps, comme les muscles des jambes, ce qui prépare la fuite et fait pâlir le visage, le sang en étant chassé (d’où la sensation de sang qui « se glace »). Simultanément, le corps est paralysé l’espace d’un instant, ce qui laisse peut-être à l’individu le temps de décider s’il est préférable de se cacher. Les centres émotionnels du cerveau sécrètent massivement des hormones qui mettent le corps en état d’alerte générale, celui-ci ce tend, prêt à agir, l’attention se fixe sur la menace imminente, attitude idéale pour décider quelle réaction elle a plus appropriée. ♡

Le bonheur :

✩ Se caractérise par une augmentation de l’activité du centre cérébral qui inhibe les sentiments négatifs et favorise un accroissement de l’énergie disponible et un ralentissement de l’activité des centres générateurs d’inquiétude. Cependant, il ne se produit pas de modification physiologique particulière, si ce n’est un apaisement, grâce auquel le corps se remet plus rapidement des effets biologiques induits par les contrariétés. Cet état procure à l’organisme un repos général; l’individu accomplit avec empressement et enthousiasme toutes les tâches qui se présentent à lui; il se donne des buts plus variés. ♡

L’amour :

✩ La tendresse et la satisfaction sexuelle provoquent une excitation parasympathique –l’inverse, sur le plan physiologique, de la réaction « fuir ou se battre » de la colère ou de la peur. Le réflexe parasympathique, appelé « réponse de relaxation », consiste en un ensemble de réactions corporelles qui engendrent un état général de calme et de contentement propice à la coopération. ♡

La surprise :

✩ Provoque un haussement des sourcils qui élargit le champ visuel et accroît la quantité de lumière atteignant la rétine. L’individu dispose ainsi de davantage d’informations concernant un événement inattendu. Cela lui permet de mieux évaluer la situation et de concevoir le meilleur plan d’action possible. ♡

Le dégoût :

✩ Partout dans le monde, le dégoût se manifeste par la même expression et possède la même signification : quelque chose et déplaisant, littéralement ou métaphoriquement. Comme l’avait observé Darwin, l’expression faciale du dégoût — la lèvre supérieure se retrousse sur les côté tandis que le nez se plisse légèrement — semble refléter une tentative primitive pour fermer les narines à une odeur désagréable recracher un aliment toxique. ♡

La tristesse :

✩ Une des fonctions principales de la tristesse est d’aider à supporter une perte douloureuse, celle d’un être cher par exemple, ou une grande déception. La tristesse provoque une chute d’énergie et un manque d’enthousiasme pour les activités de la vie, en particulier les distractions et les plaisirs ,et, quand elle devient plus profond et approche de la dépression, elle s’accompagne d’un ralentissement du métabolisme. Le repli sur soi permet de faire le deuil d’un être cher ou de digérer un espoir déçu, d’en mesurer les conséquences pour sa propre vie et, lorsque l’énergie revient, de projeter un nouveau départ. Lorsque les premiers humains étaient tristes — et donc vulnérables –, cette perte d’énergie les obligeait peut-être à rester près de leur gîte, donc en sécurité. ♡

 

✩ Source : L’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman

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